Lubies films

Les films que les filles ont aimés (ou pas…)

"Split" ou quand Night Shyamalan loupe le coche

Le substrat était prometteur puisque Night Shyamalan ambitionnait de s’attaquer à un concept relativement peu exploité au cinéma: le trouble dissociatif de l’identité. Rappelons rapidement qu’il s’agit d’un phénomène extrêmement rare (heureusement, me direz-vous…) et controversé (il ne serait pas le fruit d’un traumatisme mais simplement la réponse d’un patient vulnérable face aux questions suggestives de son psychothérapeute). Pour pouvoir poser le diagnostic, il faut, outre des épisodes d’absences amnésiques,

Du rêve en demi-teinte avec "La Belle et la Bête"

Je garde un merveilleux souvenir de la version originale, sortie il y a 25 ans déjà, et qui reste à mes yeux, avec « Aladdin », une des plus grandes réussites des studios Disney. C’est donc avec un certain mélange d’enthousiasme et de méfiance, mais attirée par la beauté de la bande-annonce, que je suis allée voir ce long-métrage. Et j’avoue qu’à la sortie, je reste mitigée. Paradoxalement, je n’ai rien de

Ken Loach et Daniel Blake méritent amplement leur palme d'or!

En nous présentant l’histoire de ce charpentier sexagénaire qui, suite à des problèmes de coeur, voit son dossier d’invalidité rejeté par une « professionnelle de la santé » jugée plus compétente qu’un cardiologue, Ken Loach nous fait plonger dans les méandres impitoyables d’une société indigne qui s’acharne à broyer et humilier les plus faibles. De coups de fils interminables sous fond de « Quatre Saisons » de Vivaldi aux jobs centers qui traitent les

Une envie d’angoisse ? Pourquoi ne pas aller voir Don’t breathe ?

Hier, j’ai fait mon ado en mal d’épouvante et j’ai regardé Don’t breathe, actuellement au cinéma. Et j’ai été plutôt agréablement surprise. Etant donné la qualité des nombreux films d’horreur et d’épouvante qu’on nous propose de nos jours, je m’attendais, pour tout vous dire, à un navet de plus. J’imaginais déjà fantômes bidons sortir des placards ou meubles dévergondés se déplacer tout seuls. La traduction du titre anglais n’aide effectivement

Snowden et le stalking

Ce vendredi, j’ai été voir le dernier film d’Oliver Stone, « Snowden ». Contre toute attente, il s’agit du biopic d’Edward Snowden. Dingue, n’est-ce pas? Ce que j’en ai pensé Honnêtement, on ne peut pas dire que ce soit un mauvais film. Je n’ai pas trouvé non plus que c’était un excellent film. Je connaissais le cas Snowden par bribes et morceaux, cela a remis l’histoire dans le bon ordre. Comme on suit

Free to run : mais quel runneur ne l’a pas encore vu ?

C’est LA sortie DVD 2016 de tout runneur et peut-être encore plus de toute runneuse. Ce documentaire et une bombe, à mettre, finalement entre toutes les mains, même les moins sportives. Ce que j’en ai pensé ? Que du bien et je vous raconte… Free to run est un documentaire qui, comme son nom l’indique, parle de course à pied. Le réalisateur, Pierre Morath, nous invite à retracer l’histoire de la

Deepwater Horizon ou comment des gens ordinaires deviennent des héros

  Le pitch Le film retrace les dernières heures de la plateforme semi-submersible Deepwater Horizon.  L’explosion du 20 avril 2010 provoqua la mort de 11 personnes à bord, et entraîna la plus grande catastrophe pétrolière des Etats-Unis. Mark Wahlberg incarne le personnage principal, le chef électricien Mike Williams, et Kate Hudson joue sa femme, Felicia. Ils sont tous les deux très bons dans leurs rôles. Leur relation sert à rappeler

Room : un film à la fois dur et tendre, à voir sans attendre…

Room est un film irlandais sorti en 2016 et réalisé par Lenny Abrahamson. Il est l’adaptation du livre d’Emma Donoghue du même nom, sorti en 2011. Il est assez rare, ces derniers temps que je sois marquée par un film au point d’avoir envie de le conseiller vivement. Room, sort du lot, indiscutablement. D’abord, c’est un film qui ose traiter d’un sujet dérangeant mais ayant fait plusieurs fois l’actualité dans