Chlore a lu « La servante écarlate »

Chlore a lu "La servante écarlate"

A moins de vivre sur une planète lointaine, vous avez certainement entendu parler de « La servante écarlate » de Margaret Atwood, ne fût-ce que pour son adaptation en série télé au début de l’été. Ce livre, paru pour la première fois en 1985, nous conte un futur dystopique glaçant, où les droits des femmes s’effacent peu à peu face à la nécessité de procréer.
Je ne vous en dirai pas plus, je crois en la force de dénonciation du livre pour vous convaincre des dangers qui frappent à nos portes. Visionnaire, Margaret Atwood nous parle déjà des risques des extrêmismes religieux. De ce que l’on pourrait sacrifier, de ce que l’on pourrait perdre au nom d’une illusoire sécurité.
Personnellement, je n’ai pas accroché au style de l’auteur, que j’ai trouvé assez sec. j’ai eu du mal à ressentir les émotions de l’héroïne; par contre, le fond du propos m’a retourné le coeur et l’esprit. Une lecture nécessaire, un livre que j’offrirai aux jeunes femmes de mon entourage pour leur rappeler que nous sommes plus que des utérus.
Et qu’aujourd’hui plus que jamais, Simone de Beauvoir a raison : « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

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