J’ai battu mon RP au semi-marathon de La Haye !

J’ai battu mon RP au semi-marathon de La Haye !

Hier, pour la troisième année consécutive, j’ai participé au semi-marathon de La Haye. Chaque année, je me laisse convaincre par l’optimisme démesuré de mon grand pote Fred, fan inconditionnel de cette course. Ses arguments : c’est le premier semi de la saison pas trop loin de Bruxelles, l’organisation est « nickel », le parcours est quasiment plat et c’est un bon moyen pour se tester et vérifier si les efforts de l’hiver ont payé. Il n’a pas tort.

Le jour J

Me voilà donc prête dimanche matin. Prête pour tenter de battre mon record personnel sur semi et atteindre ce qui représente pour moi le Saint Graal (on fait avec ce qu’on a…) : une vitesse moyenne de 12km/h sur la distance officielle de 21,1 km. Nous partons à 3, Fred, Run et moi. En avant pour 2 heures de route durant lesquelles ça parle running, course à pied, jogging, footing (c’est bon j’arrête). Bonne nouvelle, il va faire beau. Le ciel est bleu et la température, 14°, est idéale. Nous avons sorti nos tee-shirts à manches courtes, relégués au fond de l’armoire depuis des mois. J’ai même emmené mes lunettes de soleil. Tout s’annonce bien !

Une super organisation

Une fois sur place nous trouvons, comme chaque fois, facilement à garer et nous filons droit vers le Malieveld, immense place verte de 10 hectares où sont dressées de nombreuses tentes pour l’évènement. Nos dossards sont retirés en moins de 3 minutes. Point de vue pratique, sont prévus : des vestiaires ainsi qu’une consigne, un service pour graver sa médaille avec son chrono et cette année, il y a la possibilité de se faire prendre en photo à côté de son chrono officiel (gratuitement). Il y a des toilettes Dixi partout mais comme sur toute course, la file est longue.

On se promène, on prend un petit selfie et on se rend dans notre box, le B, juste derrière les pros. Je ne me sens pas fort à mon aise avec les coureurs d’élite mais mes 2 gardes du corps insistent pour rester là, histoire de prendre un bon rythme dès le départ et ne pas rester bloqués par la foule. Ils prévoient tous les 2 entre 1h35 et 1h40. Moi 1h45. Je me ferai donc dépasser pendant toute la course !

Le départ

A 14h30 tips, le départ est lancé ! La cadence est soutenue, comme prévu, mais je parviens à tenir le rythme. Plus ou moins 200 m après le départ, un grand Monsieur se fait dépasser par un autre, se prend les pieds dedans et termine à plat sur le sol. Courant juste derrière lui, je manque de tomber dessus. J’évite la chute de justesse. Je continue sur ma lancée en me disant que c’est moyen pour mon Karma de ne pas m’être arrêtée pour le secourir. Bon, à 200 m du départ, s’il ne va vraiment pas bien (ce qui n’avait pas l’air d’être le cas), il y aura vite quelqu’un du staff pour l’aider. Mais ça me restera quand même en tête tout au long de la course.

La course, entre ville et plage…

J’ai prévu de rester en-dessous de 5min/km pendant les 10 premiers km. Le but est de gagner de précieuses secondes avant d’entamer l’autre moitié de course. En effet, je sais qu’en seconde partie, quelle que soit la distance (ça doit être psychologique), je ralentis. Au 7ème kilomètre, je manque de tomber, bousculée par un coureur. C’est le ballon 1h40. Double énervement. Zut, ça veut dire que je commence déjà à ralentir. Check : c’est bon, je suis toujours aux alentours de 4.45min/km. Vers le 10ème, nous arrivons dans de petites rues plus sinueuses et je me rapproche tout doucement des 5min/km, rythme avec lequel je vais flirter pendant quelques laps. Surtout que l’on commence à se rapprocher de la mer et que notre seul réel ennemi de la journée commence à pointer son nez : le vent !

Je connais le parcours et je sais que le vent va s’intensifier. Vers le 12ème kilomètre, je dois commencer à lutter, le vent de face. Je ne parviendrai plus à passer sous la barre des 5min/km, comme prévu. J’essaye de me donner à fond car au 15ème kilomètre nous serons sur la digue, le long de la plage, où nous attend une méchante petite côte, à attaquer le vent de face. Consolation : le paysage est superbe et nombreux sont les gens qui nous encouragent. On porte notre prénom sur notre dossard et j’entendrai, d’ailleurs, tout au long du parcours, crier mon nom prononcé à la sauce hollandaise, parfois agrémenté d’un petit « goed zo ! » !

Ce morceau du parcours aura raison de pas mal de coureurs qui s’arrêtent brutalement, se mettent à marcher ou font des étirements. Le ballon 1h40 est maintenant bien loin et la fatigue se fait sentir. Mais je tiens bon, le ballon 1h45 est toujours derrière moi. Objectif : tenir jusqu’au bout sans l’apercevoir ! Nous quittons la plage vers le 17ème kilomètre. Plus que 4 petits kilomètres…plus que 2 et Run et Fred seront probablement arrivés. Cool, ça me fera un fan club au finish!

La fin du parcours est un peu moins plate. Pas de quoi faire pâlir un traileur, pas de quoi rivaliser avec notre redoutée avenue de Tervueren des 20km de Bruxelles, mais on alterne pentes douces et faux plats. Je me donne à fond mais je n’ai plus de jus. J’aurais dû emmener un gel. Je n’y ai pas pensé, je fais 20 km tous les dimanches sans en prendre. Mais pas à la même allure. Bonne leçon pour l’année prochaine. De plus en plus de coureurs marchent ou s’étirent. A 1,5 km de l’arrivée, un coureur est à terre avec une équipe médicale autour de lui. Ça fout toujours un coup au moral…

L’arrivée ou la délivrance!

Plus qu’un km ! J’aperçois le Malieveld mais toujours pas le ballon 1h45 ! C’est tout bon ! Si seulement cette grosse moto arrêtait de rouler à côté de moi, j’aurais plus d’air. Pouah ! Proche de l’arrivée, elle s’éloigne. Ouf. Dernière ligne droite à l’entrée du terrain.

Je passe la ligne d’arrivée. J’éteins le chrono sur ma Garmin : 1h44. Youpie !!! Juste en-dessous d’1h45, mon objectif de départ. Je suis contente, j’ai enfin fait un semi à 12 km/h. Fred et Run m’attendent comme prévu. Ils ont fait des super temps : 1h36 et 1h38. Je suis fière d’eux.

Direction les vestiaires, la gravure de médaille et la photo souvenir !

L’heure du bilan 

Bilan de ma course : objectif atteint mais je suis perfectionniste donc peux (toujours) mieux faire. Ce que je vais devoir travailler : rester à vitesse constante et ne pas flancher à mi-parcours. Je devrais me mettre au « negativ split » : technique qui consiste à courir la seconde moitié du parcours plus rapidement que la première. L’idée est bonne mais je vais devoir plancher sur la manière d’y arriver ! Si jamais un de vous a de l’expérience et pratique déjà, qu’il me fasse part de ses conseils, je suis preneuse !

Prochain objectif : les 20 km de Bruxelles. Ça monte et ça descend, ce sera encore une autre paire de manches ! Y’a plus qu’à s’entrainer…