J’ai participé aux hivernales, une chouette course en forêt de Soignes

J’ai participé aux hivernales, une chouette course en forêt de Soignes

Aujourd’hui, c’est un jour un petit peu particulier pour moi. Avec Run, ça nous fait 19 ans de vie commune. On va fêter ça à notre manière : en participant à une course de 20 km dans la forêt, au sud de Bruxelles.

Le départ

Départ, 10h30 à Watermael-Boitsfort. Je suis en bonne compagnie : Run (of course), mon papa (chéri) et mon coach. Une belle matinée en perspective ! Bon, à part qu’on a failli louper le départ : on est partis un peu tard et se garer a été un enfer. Si on rempile l’année prochaine, on prévoira plus de marge. Heureusement, on avait déjà nos dossards depuis la veille. Ça fait toujours un souci en moins le matin.

Malgré les prévisions météo, il fait sec. Par contre il ne fait qu’entre 4 et 5 °. Pour moi, ce sera bonnet, gants et chaufferettes pour les mains.

Il y a beaucoup de monde au départ et les premières rues à parcourir sont étroites (en tout cas pour le foule de coureurs). Impossible de dépasser, impossible de zigzaguer, c’est raté pour le départ sur des chapeaux de roues. Ce sera plutôt un premier kilomètre d’échauffement ! Dès que l’on rentre dans la forêt, une méchante côte vient mettre un peu de distance entre les coureurs. Déjà, certains fougueux ralentissent.

Le parcours

Le parcours sera continuellement ponctué de magnifiques côtes. C’est un parcours très nature mais qui n’est vraiment pas facile. On n’est quasiment jamais sur du plat. Le dénivelé positif ? 245m. C’est déjà pas mal, non ?

Mon coach a l’immense galanterie de rester à mes côtés. Pour lui, ça fait une promenade en forêt…Il m’encourage tout le long de la course. Je ne suis malheureusement pas en forme. Il y a des jours avec et des jours sans, pour moi, aujourd’hui, c’est sans. Run est loin devant nous, il m’aura déjà larguée au premier kilomètre.

Malgré que je ne sois pas au mieux de ma forme, je m’amuse bien. Quitte à ne pas faire de RP (record personnel pour les non-initiés !), autant vivre sa course de manière agréable. Pour ça, mon coach assure. Non pas qu’il raconte des blagues, mais son aisance et sa décontraction amusent les participants que l’on croise. Il faut imaginer un gars qui trottine sans transpirer à côté d’une foule de coureurs complètement essoufflés et au bout de leur vie. Au second ravitaillement (il y en a 3), il fait honneur au buffet et repart avec 10 biscuits militaires au chocolat. Oui, parce qu’il n’a encore rien mangé de la journée…un OVNI…Du coup, on discute avec plein de coureurs intrigués tout au long du parcours. Sympa !

Pour les aspects plus techniques, le parcours présente 5 grandes côtes à côté d’une multitude de petites. Pas de quoi faire pâlir un traileur mais de quoi refroidir les coureurs sur route. Tout le jeu sera d’essayer de récupérer dans les petites descentes avant les nombreuses montées.

Le terrain est très praticable (beaucoup de sentiers) mis à part une descente assez abrupte et toute boueuse qui ne m’inspirait pas confiance. J’ai dû y perdre un peu de temps. Trop peur de glisser…Bref, pas la peine de sortir les trails, les baskets de route suffisent amplement.

Comme je l’ai dit plus haut, il y a 3 ravitaillements avec de l’eau (en gobelet, donc on s’en met partout !) et des biscuits. Je ne m’y suis pas arrêtée, j’ai la fâcheuse habitude de courir avec une ceinture à gourdes. Oui, ça pèse un peu mais j’aime boire quand je veux !

On croise régulièrement mais très brièvement les participants aux 10 km mais tout est très bien indiqué. Pas moyen de se perdre ou de confondre de parcours.

L’arrivée

Il n’y a malheureusement (ou heureusement, au choix !) pas tout à fait 20 km. Je ne m’en suis pas plainte. Je passe la ligne d’arrivée en 1h37. Ça va, mais je sais que je peux faire mieux. Une prochaine fois, j’espère…Run s’est surpassé pour honorer cette journée et a fait 1h30. C’est beaucoup plus romantique que de courir main dans la main…

Après la course, il y a moyen de récupérer ses affaires propres à la consigne et de prendre une douche. Il y a aussi moyen de s’assoir, de boire un verre et de manger un sandwich ou des crêpes. Il y a aussi une tombola pour laquelle je suis restée, d’ailleurs tout à fait inutilement, puisque je n’ai jamais de bol à ce genre de truc…

Prochaine étape ? Le semi de La Haye au mois de mars. En attendant, ce sera, PPG, PPS, côtes, VMA, seuil et récup’ pour le meilleur et pour le pire…

Ah, j’allais oublier : merci au Racing Club de Bruxelles pour l’organisation, c’était nickel !