J’ai un coach donc je souffre…ma première séance de PPG.

J’ai un coach donc je souffre…ma première séance de PPG.

Depuis quelques semaines, j’ai de la chance : j’ai un coach de course à pied. Et pas n’importe lequel, un vrai athlète qui vous fait des chronos de tueur… Après plusieurs entraînements sous ses conseils avisés, son diagnostic à mon égard est sans appel : j’ai un bon mental, j’ai du courage mais je suis « faible ». Entendez par là que je n’ai pas assez de puissance musculaire. En effet, je suis nulle quand il s’agit de sprinter et je sens bien lors des fractionnés que mon cardio n’est pas à fond mais que mes jambes ne suivent déjà plus.

PPG/PPS, c’est quoi?

Mais il y a un moyen d’y remédier : la PPG et la PPS…mais ce n’est pas sans souffrance ! La PPG ? C’est la Préparation Physique Générale. La PPS ? C’est la Préparation Physique Spécifique. En gros ça sert à se renforcer musculairement et donc à developper ses compétences sportives. J’ai testé pour la première fois cette semaine. C’était lundi. Nous sommes vendredi et je peux enfin m’assoir sans grincer des dents ! Je vous raconte ma petite (longue) séance…

La séance…

Lundi, RDV face à l’Atomium, haut lieu touristique de Bruxelles qui deviendra ma salle de torture. Hassane, mon coach m’a concocté une séance du tonnerre. On commence par un petit échauffement de 20 minutes puis il choisit une pelouse boueuse et en pente pour entrer dans le vif du sujet. Notons déjà, que nous travaillerons dans le « mauvais » sens de la côte (on va monter…). Le choix de l’endroit n’est pas anodin : le terrain est meuble et ascendant, ce qui complique la séance et la rend plus efficace. Bonne nouvelle pour les résultats, mauvaise nouvelle pour moi…

On commence par un peu de PPS de base (talons fesses et co). Puis on enchaîne avec du lourd : sauts de kangourou, sauts sur une jambe puis l’autre et toutes sortes de joyeusetés du même genre. Les séries se suivent et ne se ressemblent pas. J’ai le cardio à fond et les muscles qui souffrent. J’arrive à chaque fois en haut de ma petite pente. Pas le droit d’aller trop vite, sinon, je ne fais pas le mouvement suffisamment de fois. Si j’ai bien compté, j’ai dû faire des séries de 40 à 50 mouvements, bons, sauts et foulées bondissantes, 3 à 4 fois chacun. C’est tuant…

Après une bonne demi-heure durant laquelle je finis par enlever mon « survet » malgré la pluie, nous continuons sur un sentier, toujours en pente douce. J’essaye en vain de retirer la boue de mes baskets qui sont méconnaissables et tente de me rappeler leur couleur d’origine…Là, les exercices se font plus bas, je souffre en version accroupie, étant passée du stade kangourou à celui de canard. Après je ne sais combien d’exercices du type « fentes », je suis au bout de mes forces. L’effort est intense. J’ai même la tête qui tourne. Et j’ai oublié l’eau dans la voiture.

animals running coming duckling sliding into your dms like via giphy

On écourte la séance après une autre demi-heure car je dois boire, absolument. Je retrouve ma voiture et de quoi me réhydrater. Il commence à pleuvoir sérieusement. J’hésite à déclarer forfait mais je trouve le courage de rallonger la séance d’un petit quart d’heure. Ben oui, apparemment, je n’ai fait encore que 15 à 20 % d’une séance complète… !!!!????? Je suppose qu’Hassane voulait parler d’une séance complète pour Hussein Bolt…

Voilà ! C’est fait ! Une première séance de d’1h15 ! Mes muscles ont tenu le coup, je suis contente ! Je rentre chez moi fière de mes exploits et de ne pas avoir trop mal partout…jusqu’au lendemain ou plutôt même jusqu’à la nuit…

Le lendemain de la veille…

Ben oui, la nuit de lundi à mardi a été plutôt compliquée. Impossible de bouger sans être réveillée par de méchantes douleurs musculaires et cela malgré que je me sois imbibée d’huile à l’arnica avant de dormir. La journée de mardi promet d’être longue, surtout que je travaille de 9h à 21h…

Mardi matin : mail de mon coach. Je dois « confirmer » ma séance de la veille par un fractionné (15X1’). C’est une blague ? Dans mon état ? J’ai l’impression d’avoir couru un marathon la veille ! Bon, puisqu’il le dit, je vais le faire…je ne savais justement pas quoi faire pendant ma pause de midi ! Honnêtement, je n’ai jamais fait un fractionné aussi lent…j’avais l’impression de devoir soulever deux semi-remorques à chaque foulée.

Mercredi ? Repos total !!!!! Et si j’ai toujours mal partout, ce sont les fesses qui sont le plus touchées. En gros, j’ai le choix entre rester debout et souffrir des cuisses ou m’assoir et souffrir des fesses. Et, phénomène bizarre, j’ai mal aux abdos alors que je ne m’étais même pas rendu compte qu’ils avaient travaillé pendant la séance !

Je ne sais pas quand je vais recommencer (il vaut mieux peut-être ne pas le savoir…) mais une chose est certaine, je ne baisse pas les bras et j’essayerai de faire mieux lors de mon prochain entraînement spécial PPG. En espérant souffrir de moins en moins et tirer tous les bénéfices de l’exercice !