La fille du train – Paula Hawkins

La fille du train - Paula Hawkins

Rachel n’a pas de vie. Divorcée, sans emploi, stérile, empâtée par l’alcool, elle s’évade en prenant tous les jours le train de 8h04. Elle passe devant son ancien quartier, celui où elle vivait avec son ex-mari Tom, et attend avec impatience les quelques secondes de bonheur de sa journée : le moment où elle aperçoit par la fenêtre ceux qu’elle a surnommés Jess et Jason, un jeune couple qui incarne à ses yeux l’archétype du bonheur conjugal. Elle leur invente une existence à laquelle elle croit fermement, bien loin de son univers pathétique. Ses phantasmes s’écroulent lorsqu’elle apprend par la presse la disparition de Jess, de son vrai nom Megan.

Le récit, chassé-croisé de personnages ambigus, témoignages troubles et failles temporelles, alterne les points-de-vue (Rachel, Megan et Anna, la nouvelle compagne de Tom) sous forme de journaux intimes.

Nous suivons les déboires de Rachel, traitée tout au long du roman comme une sorte de déchet humain, mélange de honte et de déchéance, et dont la mémoire défaillante, dissoute par les vapeurs éthyliques, tente péniblement de reconstituer le fil des événements.

Grâce à l’originalité de son propos, l’alternance de narratrices, la singularité de son héroïne principale et sa chronologie variable, le train nébuleux de Paula Hawkins a le mérite de sortir de l’ordinaire et de nous emmener dans un étrange voyage où confusion d’identité, faux-semblants, perte de repères et réminiscences fragmentaires détruisent les uns et (re)construisent les autres.

Sonatine Editions

Traduction : Corinne Daniellot

ISBN papier : 978-2-35584-313-6 

Nombre de pages : 378

 Mise en vente : mai 2015