Les 10 km de Schaerbeek : petit compte-rendu

Les 10 km de Schaerbeek : petit compte-rendu

Ce 2 septembre 2016 avait lieu la première édition des 10 km de Schaerbeek. Pour ceux et celles qui étaient super méga intéressé(e)s, mais qui n’ont pas pu participer voici un petit aperçu de cette première édition. Et pour les sportives et sportifs qui étaient au rendez-vous, je serais contente de savoir si vous avez vécu cette soirée comme moi…ou pas.

  1. L’entrée dans le domaine sportif du Terdelt: je suis arrivée assez tôt, avec toute ma petite (grande) famille. Les courses des enfants débutaient à 19h, celle des adultes à 20h et nous sommes arrivés à 18h. Petite précision : mon homme s’est inscrit en dernière minute aux 10 km, deux de mes enfants ont participé aux courses marsupilami. On trouve à garer pas trop loin de l’entrée à l’arrière du centre sportif. Première petite déception : un monsieur de l’autre côté de la grille indique qu’il faut faire tout le tour et se rendre devant l’entrée principale. Pas trop grave pour les sportifs que nous sommes ! On comprend mieux pourquoi : il y a tout un dispositif policier et des civils regardent dans nos sacs à l’entrée. C’est la première fois que je vois autant de prudence au départ d’une petite course bruxelloise. Pourquoi pas…une de mes filles me dit se sentir rassurée. C’est déjà ça. Ce que je comprends moi c’est qu’une demi-heure plus tard, à la recherche d’un ami joggeur, je me promène dans le complexe et j’aperçois le gardien de la grille à l’arrière du domaine qui fait tout de même rentrer 2 personnes suppliantes, sans fouille…Je m’en fiche d’avoir fait un détour mais je ne comprends pas en quoi ces 2 personnes constituaient moins une menace que ma famille…
  2. Le retrait des dossards : il se fait très rapidement et très facilement. Un bon point ! Moins de 2 minutes pour nos 4 dossards ! Les coureurs s’étant inscrits suffisamment tôt avaient leur prénom inscrit sur leur dossard, ce qui est toujours sympa. Un inscription tardive était encore possible sur place.
  3. L’ambiance générale est bonne. Des clowns s’occupent de distraire les enfants avec des ballons et la présence d’une plaine de jeux est un plus. On a aussi droit à un concert plutôt sympa. Seul petit bémol : l’idée du concert mettait vraiment une bonne ambiance mais empêchait d’entendre les différentes annonces. Mais c’est un détail !
  4. Les différents services proposés : je ne pourrai pas en juger car je n’ai ni utilisé les vestiaires, ni la consigne, ni la garderie. Pour ces aspects pratiques, mon papa, mon plus grand fan, est présent et joue le porteur de sac et le baby-sitter. Tout ce que je peux dire, c’est que c’était bien indiqué. Par contre, point de vue toilettes, j’ai apprécié la propreté et le fait qu’elles soient mixtes, ce qui a évité une file énorme chez les femmes alors qu’il n’y a personne chez les hommes (un gros classique sur les petites courses !)
  5. Les courses « marsupilami »: il y avait 3 catégories, à savoir les maternelles (400 m), les 1, 2 et 3èmes primaires et les 4, 5 et 6èmes primaires (800m). Ces courses se faisaient le long de la piste d’athlétisme. Bravo à tous les enfants qui ont participé avec le sourire et en donnant le meilleur d’eux-mêmes ! C’était très mignon à voir ! Le départ était donné par le Bourgmestre qui avait l’air de bien s’amuser ! Bravo pour le décompte version bilingue, un vrai exercice cérébral ! Mon petit marsupilami à moi terminera +/- 7ème et ma « marsupilette » 2ème fille (maman fière !). Chaque enfant reçoit sa médaille et aucun classement n’est retenu, ce qui est plutôt chouette.
  6. Les 10 km

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Enfin au cœur du sujet. Avant la course, j’apprends avec un peu d’angoisse que le parcours comprend des marches. Ben oui, pour accéder au bureau du Bourgmestre, saint-graal de cette course, il va bien falloir monter une volée d’escaliers ! Bon, faudra gérer ça…L’ambiance au départ est très bonne. Un sas est prévu pour les coureurs rapides (plus de 14km/h, pas pour moi, donc !). Le départ se fait sur la piste d’athlétisme. En sortant du complexe sportif, on se dirige vers la chaussée d’Haecht et on passe sous le pont. Et là, j’ai un gros gros coup de gueule : une bande de petits c…s’amuse, outre à nous traiter de noms d’oiseaux, à nous balancer une balle dans la figure. J’en évite une de justesse en la repoussant avec le bras pour éviter qu’elle ne vienne m’assommer. Tout ça en étant concentrée sur mon cardio et mon rythme de course…Merci pour l’énervement causé et la montée d’adrénaline. D’autres coureurs autour de moi pestent. C’est bien d’assurer la sécurité à l’entrée du complexe mais le long du parcours, c’est parfois pas mal non plus…un coureur à terre avec une fracture suite à un ballon dans les jambes, ça aurait fait moche.

Bon, c’est passé, c’est comme ça, la course continue et j’essaye de garder une allure autour des 4min30 au km. Ce n’est pas chose aisée, le parcours est difficile, avec beaucoup de dénivelé. Mais on le sait avant de s’inscrire à toute course bruxelloise ! Nous passons par une zone très urbaine, dans le quartier de la maison communale. Apparemment, cela a dû être compliqué pour les organisateurs point de vue circulation de la route parce que, malgré les stewards, des voitures s’imposent tout de même, et certains chauffeurs font clairement savoir que le passage des joggeurs les dérange fortement. Nous courons donc souvent à côté de voitures manœuvrant en marche arrière. Très bof point de vue sécurité. Un peu plus tard dans la course, il y aura même un boulevard rempli d’une horde de voiture prêtes à attaquer ! Je rigole mais les coups de klaxons intempestifs et agressifs n’étaient clairement pas là pour nous encourager…

Le passage dans le bureau du Bourgmestre était par contre un moment très sympa et original. Bon, j’ai essayé de ne pas tomber dans les escaliers tout en ne perdant pas trop point de vue chrono, un véritable exercice de style ! Le Bourgmestre nous attendait dans son bureau (très belle salle) et tapait dans la main de chaque coureur. Comme il n’a pas le don d’ubiquité, il n’était apparemment pas là pour le peloton de tête, ni pour la seconde moitié des coureurs. Certains l’on regretté mais comme il devait aussi donner le coup d’envoi et être présent pour l’arrivée des premiers il a dû faire de son mieux. J’ai aussi eu de la chance puisque le groupe de coureurs autour de moi était relativement épars, ce qui m’a permis de ne pas devoir attendre ni jouer des coudes pour entrer dans le bureau. En effet, d’après certains témoignages, ça a parfois un peu bouchonné…ce qui est dommage pour les records persos.

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Le ravitaillement : à la sortie de la maison communale, j’ai un peu perdu de temps dans les escaliers mais je suis déjà contente de ne pas être tombée ! Quelques mètres plus loin, je remarque des gobelets par terre…je me rends compte que le ravito est déjà dans mon dos, un peu caché à droite de la sortie de la commune. C’est vraiment dommage ! J’avais heureusement de l’eau sur moi mais je pense à tous les coureurs qui auront regretté que le ravitaillement ne soit pas plus visible. 10 km sans boire et par 20°, c’est dur…Je sais que j’ai tendance à être concentrée sur ma course et à ne pas remarquer les choses, mais là, le ravito était vraiment en retrait et mal placé.

Après avoir survécu aux escaliers, je ne me doutais pas que le pire restait à venir ! Le parc Josaphat dans la pénombre ! Petit conseil pour les organisateurs : tout décaler d’une demi-heure l’année prochaine ou éclairer le parc. On n’y voyait rien de rien…un coureur juste à ma gauche est tombé. Après m’être assuré qu’il était toujours entier, j’ai redoublé de vigilance. Les coureurs qui sont passés 10 minutes après moi étaient quant à eux dans le noir complet. Compliqué, là aussi de battre son record…mais en plus, on nous avait rajouté des obstacles vivants : des gamins s’amusaient à nous courir dans les jambes ! Bon, il y avait les apéros urbains 200 m plus loin sur notre gauche, ce qui était plutôt sympa. Mais quelle idée ont les parents d’aller laisser des enfants en bas âges (certains devaient avoir moins de 5 ans) se perdre dans les buissons à plusieurs centaines de mètres d’eux ? Et un grand merci à ces enfants d’avoir surgit des bosquets pour nous rentrer dedans ! Ouf, j’en ai évité un en faisant un petit bon sur le côté. Sinon, c’était la collision…

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Ce ne sera pas le seul enfant que j’aurai dû éviter ! Je n’ai jamais vécu ça sur une autre course et dieu sait si j’en ai fait pas mal…Après le parc Josaphat, à presque 21h, j’ai failli me prendre une gamine de +/- 2 ans dans les jambes parce que les parents piqueniquaient (dans le noir) sur une pelouse. Heureusement pour elle, je suis une joggeuse et pas une voiture ou un camion, car la route était juste à côté. Merci à tous ces enfants et surtout à leurs parents pour ces belles doses d’adrénaline !

Autre petit bémol : c’était super sympa aussi, à la sortie du parc Josaphat, de crier à gauche quand il fallait aller à droite ! J’espère que ce n’était pas un membre de l’organisation qui s’est amusé à faire cette blague mais un gamin stupide qui ne savait pas quoi faire de sa soirée…Je ne sais pas si c’est à cet endroit-là, mais des coureurs se sont plaints de s’être égarés suite à de mauvaises indications. En général, ça arrive qu’on se perdre en trail (et encore ça reste un problème organisationnel) mais en course urbaine…

On approche de la fin, j’ai maintenu un bon cap, je reste sous les 5 min au km. De nouveau, une bande de gamins décide de ternir cette course. Mais les parents, où êtes-vous au moment de leur éducation ! Non, on ne traite pas les coureuses de « belles marchandises » dans une vitrine ! Pitié ! On veut juste courir tranquillement et librement. Peut-être devrait-on imposer la diffusion du documentaire « free to run » dans les programmes scolaires…ceux qui ont vu (et je le conseille) comprendront. Enfin, peut-être ont-ils été éduqués par cet homme qui le long du parcours « topait » dans les mains des hommes mais refusait de le faire quand c’était une femme…Au secours !

Chouette arrivée sur la piste d’athlétisme, accueillis par le Bourgmestre, très jovial. Il n’hésitait pas à venir féliciter personnellement les coureurs et à leur dire un petit mot. J’aurai droit à une petite conversation et une photo. Sympa.

De nouveau un petit (gros) bémol : pas assez de médailles pour tout le monde. J’en aurai une de qualité moindre (celle de mes enfants est vachement plus classe, estampillée « 10 km de Schaerbeek ») et sans ficelle. Bon, c’est pas un drame, finalement, aux 15 km de Woluwe Saint Lambert, elle est bien facultative car au prix de 3€…et puis, sur leur page Facebook, les organisateurs proposent de venir en chercher une toute belle dans 15 jours à Schaerbeek. Beau rattrapage mais faut-il encore se farcir le trajet.

Pour conclure…

Les + : une chouette course avec un parcours sympa et varié et une bonne ambiance parmi les coureurs. La présence du Bourgmestre et sa prise de contact auprès des coureurs était vraiment un plus. Le passage par la maison communale nous a ralentis mais a pimenté la course et l’a rendue plus ludique ! Par contre, ils ont clairement été victimes de leur succès : 1200 participants pour 622 préinscriptions ! Pas facile à gérer ! Je suis donc certaine que tout sera fait au mieux l’année prochaine (et qu’on aura tous une super médaille).

Les – : le départ tardif qui nous a obligés à courir dans le noir dans le parc, ce qui était juste bon pour se casser la figure. Et surtout, le comportement de certains schaerbeekois, aussi bien les piétons que les automobilistes. Le ravitaillement reste aussi à revoir : pas assez visible en milieu de course et pas de boissons de récupérations pour tous les coureurs à l’arrivée.

Si je vais rempiler l’année prochaine ? Ben oui ! Bien sûr ! Rien, ni même les insultes et les comportements misogynes ne pourront ternir mon plaisir de courir…