Mon dimanche complètement foot

Mon dimanche complètement foot

Dimanche 26 juin 2016, j’ai eu l’immense privilège d’assister au huitième de finale de l’UEFA Euro 2016 opposant l’Allemagne à la Slovaquie dans le tout nouveau Stade Pierre Mauroy de Lille.

 

Nous avions acheté nos places avant lors de l’ouverture de la vente, en avril 2015, avant de connaître les pays qualifiés, et bien avant d’avoir la moindre idée de l’affiche potentielle de ce match. Notre choix s’est porté sur ce huitième de finale car il représentait le bon compromis entre intérêt probable de l’affiche/prix que nous étions prêt à dépenser/distance de la maison/date/heure (et c’est le match que l’UEFA nous a attribué, mais j’en parlerai dans un autre article).

Nous sommes arrivés très à l’avance, car nous n’avions pas réservé le parking, et l’Homme avait très envie de voir le match de la France contre l’Irlande programmée à 15h en compagnie de français, histoire de profiter de l’ambiance. J’avais repéré sur l’application Android UEFA Euro 2016 les noms des parkings, et nous avons très vite trouvé les parking 4 Cantons, situé à 15 min à pied du stade. Bonne idée d’arriver très à l’avance : 13h30 pour le match de 18h, il ne restait déjà plus que 400 places pour les gens qui n’avaient pas réservé (on pouvait réserver?!?).

Une fois la voiture en sécurité, voici toute la petite famille partie en direction de la Fan Zone lilloise pour le fameux match de la France. Après renseignement auprès de très gentils stewards de l’organisation, il s’est avéré que la fameuse fan zone était à plusieurs stations de métro du stade, avec un changement. Nous avons donc renoncé à visiter Lille, et nous nous sommes directement dirigés vers le stade. Là, bonne surprise : nous qui cherchions désespérément un bar pour voir la France, le match est retransmis dans le stade qui ouvre ses portes à 15h. Plus qu’à attendre l’ouverture des portes, il n’est que 14h30.20160626_142858

J’en profite pour observer l’imposant dispositif de sécurité : chaque visiteur passera un premier vigile, avant de passer à la vérification des tickets, puis d’être fouillé. Et je peux vous dire que la fouille est approfondie : j’ai même dû ouvrir mon porte-monnaie et ma boîte à lunettes ! Mais dans la file, l’ambiance est très bon enfant. Nous étions inquiets par les débordements possibles, et étions habillés très sobrement d’un t-shirt blanc pour les adultes, d’un maillot de la Mannschadft pour mes loulous. En réalité, nous aurions pu venir aux couleurs de l’Irlande que cela n’aurait pas posé le moindre problème. Nous avons croisé des gens aux couleurs de l’Allemagne et de la Slovaquie évidemment, des Bleus français un peu, pas mal de gens déjà prêts pour le huitième de la Belgique à 21h le même jour, quelques irlandais, et même des originaux bariolés aux couleurs de tous les matches du jour : chapeau belge, veste allemande, maillot irlandais…

15h00, les grilles s’ouvrent, nous passons les trois contrôles sans encombre et traversons la passerelle qui nous mène au majestueux et flambant neuf Stade Pierre Mauroy. Evidemment, la première chose que l’on croise, c’est une boutique avec le merchandising officiel. Nous repartons sagement avec des casquettes de l’équipementier officiel siglées UEFA 2016 histoire de se protéger la tête avec style cet été (parce que vu la météo dimanche, c’était plutôt un K-way qu’il nous aurait fallu…).  Enfin, nous pénétrons dans le Saint des Saints, le stade en lui-même, après une dernière vérification des tickets. Tout le personnel rencontré au long de la journée, dans Lille, autour du stade, aux échoppes, dans le stade, a vraiment été adorable, sympathique, souriant, et vraiment, je voudrais tous les remercier d’avoir rendu cette journée encore plus agréable parce que, pour eux, c’est long, stressant, fatiguant, et pas forcément super drôle…

Il s’avère qu’on est super bien placé : juste au-dessus du kop slovaque, au premier rang du premier balcon, nous n’aurons pas de grand dadais qui nous empêche de voir. Je suis impressionnée du point de vue que j’ai : la pelouse est toute proche, et c’est immense un stade de foot en vrai.

Mes garçons regardent tranquillement la France remonter 2-1 contre l’Irlande. ouf, nous n’avions pas trop envie d’être en France alors qu’ils vivent leur élimination… Dommage pour les supporters irlandais, ils nous manqueront!

L’horloge s’approche des 16h30, et on annonce l’arrivée du car de l’équipe slovaque. Les joueurs, tous vêtus d’un costume-cravate aux couleurs de leur équipe, viennent saluer leurs supporters et prennent même le temps de signer des autographes et de faire des selfies. Un peu plus tard, le car de l’équipe allemande championne du monde en 2014, mais est-ce nécessaire de le rappeler?, pénètre à son tour sur al pelouse. Les joueurs sont plus nonchalants  : ils arrivent en training, et s’intéresse moins à leur public. Cela fait un contraste: il faut avouer que le statut des deux équipes d’un point de vue notoriété n’est pas du tout le même…

A partir de 17h, nous avons droit à différentes animations afin de  chauffer le stade : la kiss cam (la caméra se fixe aléatoirement sur deux personnes du public et celles-ci doivent s’embrasser), un concours d’applaudimètre afin de déterminer quelle nation a le plus de fans, des vidéos reprenant le parcours des deux équipes jusqu’au huitième, des chansons festives et footballistiques en mode karaoké. Sur le contenu des chansons et leur performance au top 50, ej ne peux rien dire, je ne suis pas très au faîte  ne de la culture allemande, ne de la culture slovaque. En tout cas, le stade Pierre Mauroy chantait d’une seule voix, je suppose que les titres étaient bien choisis. Entre-temps, les équipes se sont échauffées.

Les haut-parleurs demandent au public de regagner leur place pour la cérémonie d’ouverture. A 17h45 tapantes, l’heure prévue, nous avons droit au spectacle d’ouverture. Pluseiurs dizaine de danseurs décorent la pelouse avec les maillots respectifs des équipes qui s’affronteront ce soir, ainsi que le logo de l’UEFA. Au bout d’une solide performance de danse (comment font-ils pour être synchronisés?) finissant sur les mots « Lille-Métropole », les hymnes nationaux retentissent. Ce fût un moment émouvant. Après l’hymne allemand, la tribune en face de nous a démarré un magnifique tifo en l’honneur de la Mannschaft.

 

Pour le récit du match, j’imagine que soit vous l’avez vu, soit c’est un peu tard, soit je vous conseille de rattraper un résumé de quelqu’un de plus compétent en foot que moi. Je me suis contentée de faire des « AAAAA », des « OOOO » et de taper très fort dans mes mains quand le reste du public le faisait. Plus, évidemment, les holà!

Le match s’est fini sur un 3-0 en faveur de l’Allemagne. j’étais un peu déçue pour les slovaques, qui ont mis une excellente ambiance tout au long du match, qui ont supporté leur équipe sans faillir même quand ils savaient qu’il n’y avait plus d’espoir. Je leur souhaitais un goal pour sauver l’honneur, ce n’est pas arrivé, en tout cas, ils ont gagné tout mon respect.

Les deux équipes sont venues saluer leur kop respectif après la rencontre, comme il est de tradition.

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Voilà, il est temps pour nous de dire au revoir à Lille, surtout si l’on veut encore voir un bout du match de nos Diables à 21h. Pour la petite histoire, sortir la voiture du parking nous prendra une bonne heure. Nous chanterons donc la Brabançonne du huitième de finale belge dans ce fameux parking, heureusement les autres automobilistes coincés avec nous étaient plutôt compatissants. La première mi-temps se déroulera à la radio, c’est une expérience dans nos sociétés abreuvées d’images, et franchement, chapeau bas aux commentateurs de Vivacité, c’était comme si on y était! On avait faim et soif, il était 21h45 et nous étions royalement à Tournai à cause de files due à une zone de travaux que nous n’avions pas anticipée. Nous avons débarqué à l’improviste sur la Place Reine Astrid pour profiter de la deuxième mi-temps sur l’écran géant, et c’était tellement génial qu’on y retourne vendredi pour le quart qui opposera la Belgique au Pays de Galles!

Malheureusement, il n’y avait plus de place pour retourner au stade Pierre Mauroy…