Riquet à la Houppe

Riquet à la Houppe

Prenez les personnages de Perrault, affublez-les de prénoms improbables, propulsez-les dans la modernité et vous obtiendrez le nouvel Amélie Nothomb.

Ce n’est pas la première fois que l’auteur s’aventure dans l’adaptation d’un conte de fées. On se souvient de son « Barbe Bleue » qui, malgré une profusion quelque peu indigeste d’or et de champagne, parvenait, grâce à ses joutes verbales jubilatoires, à installer un certain trouble chez le lecteur.

« Riquet à la Houppe », bien qu’agréable à lire, est à mon sens moins réussi. J’aurais en effet tendance à qualifier ce roman de « facile » dans le sens où le lecteur, sans même avoir lu le conte de Perrault, devine dès les premiers chapitres les tenants et aboutissants du récit. Il n’a donc plus qu’à se laisser guider sans effort vers une conclusion attendue, au terme d’une lecture jalonnée de réflexions et considérations sans transcendance aucune.

Reste au final la sensation d’une oeuvre inachevée qui, nonobstant la qualité de l’écriture et un aparté intéressant sur Balzac, reste quelque peu insipide.