The leftovers, ma série coup de coeur

The leftovers, ma série coup de coeur

On a tous une série qui nous a marqués plus que les autres. Moi, c’est The leftovers. Adaptation du roman de Perrotta « les disparus de Mapleton », cette série américaine (HBO) a été créée par Damon Lindelof (un des scénaristes de Lost, ça doit vous parler !) et Tom Perrotta lui-même. La série est diffusée chez nous sur BeTV.

Avec Lost, on était du côté des disparus. Ici, nous voilà confrontés à « ceux qui restent ».

Au départ, le synopsis ne me disait rien du tout : en gros, 2% de l’humanité se dématérialise partout dans le monde au même instant. Ou, plus simplement, des gens disparaissent, aléatoirement, sans qu’il ne semble y avoir une raison, un choix, une loi. Un acte délibéré, un geste gratuit fait par on ne sait quelle main…et c’est là que la série devient intéressante et que j’y accroche. Loin de se conforter dans l’aspect science-fiction du départ, elle bascule immédiatement dans le drame psychologique. Passé le côté fantastique, les scénaristes nous embarquent dans des questionnements beaucoup plus métaphysiques. Contrairement à Lost, série qui reposait sur la recherche d’explications, The leftovers se concentre plutôt sur les répercussions psychologiques et sociales de l’évènement de départ.

Mélancolique à souhait, la série nous plonge dans l’univers de Mapleton, petite ville des USA dont les habitants essayent, tant bien que mal, de survivre à ses disparus, à ses questions sans réponse, à la culpabilité d’être toujours là. Les réactions sont diverses, parfois extrêmes. Comme celle des membres d’un groupe sectaire qui perturbe la ville. Ils ont fait vœux de mutisme, ne s’habillent que de blanc et fument clopes sur clopes. Nous suivons donc la vie de « ceux qui restent », et plus particulièrement celle du shérif Kévin Garvey qui tente de garder l’église au milieu du village tout en se battant avec ses propres démons.

La série est superbe. Les personnages sont vrais. Les scènes sont justes, parfois dures. Mais si violence il y a, ce n’est jamais gratuit. Idem pour le sexe. Tout est pondéré.

Magnifique mais très engageant émotionnellement

La saison 1 est un petit chef-d’œuvre, la saison 2 n’a rien à lui envier.

Moi, j’attends la troisième saison avec impatience…et en même temps avec un peu de regrets car elle est annoncée comme la dernière. D’un autre côté, jouer les prolongations n’aurait eu comme effet que d’altérer la qualité du discours.