A travers mes souvenirs et mes larmes

A travers mes souvenirs et mes larmes

Fatima Kaddour a le courage de nous livrer un témoignage poignant : celui d’une maman dont le fils, parti en Syrie en  février 2015, trouvera la mort le 13 novembre à Paris, à quelques mètres du stade de France.

Comment exprimer sa douleur, son incompréhension, son désarroi en pareilles circonstances ?

Comment faire le deuil de son enfant lorsque l’on est rongé par la honte et la culpabilité ?

Fatima a pourtant tenté, de tout son cœur, et malgré les aléas de la vie, de donner à Bilal une bonne éducation, des valeurs, et surtout toute son affection.

Ce récit épistolaire, dont la simplicité touchante de la forme contraste avec la violence et la cruauté du fond, ne peut que nous émouvoir, nous toucher, nous bouleverser, nous révolter parfois. Car il s’agit avant tout du cri déchirant d’une mère à laquelle on a arraché son enfant.

Fatima ne demande qu’une chose : le droit de pouvoir, comme toute maman, pleurer la perte de ce fils qu’elle aimait tant. Chacun réagira probablement à ses propos selon sa propre sensibilité, mais une chose est sûre : aucune mère ne devrait avoir à endurer cela.