Une envie de marathon ? Tente Amsterdam, il est top !

Une envie de marathon ? Tente Amsterdam, il est top !

Calling all superheroes…

Les inscriptions pour le marathon d’Amsterdam 2016 sont encore ouvertes ! Elles seront clôturées le 03 août.

Donc, si tu es tentée par l’expérience ? Fonce…et RDV le 16 octobre !

J’ai testé l’édition 2015. C’était mon premier. Et comme on le sait, le premier ça ne s’oublie pas, alors il s’agit de bien le choisir !

Pourquoi Amsterdam ?

Le parcours

http://www.tcsamsterdammarathon.nl/files/2011/12/parcoursAM1.jpg

Comme on peut l’imaginer, il est plat. Et ça aide… Je suis très admirative de ceux et celles qui s’aventurent sur le parcours tumultueux de notre édition bruxelloise. Mais je dois avouer que ce n’est pas ce qui m’a décidée. J’ai été entraînée par mon cousin et sa femme après les 20 km de Bruxelles (on avait dû trop fêter notre chrono !). Genre : tiens, si on faisait notre premier marathon ensemble ? Bonne idée, c’est toujours plus gai que de stresser toute seule. Et comme elle a habité Amsterdam, elle était en territoire connu. Voilà, j’ai donc suivi. Et dans la foulée, j’ai inscrit mon homme. Que le parcours soit plat, c’était un bonus. Pour la petite anecdote, à la fin du parcours, on passe même sous le niveau de la mer…

En plus d’être plat, le parcours est agréable, avec une partie en centre-ville, une autre partie dans le fameux parc Vondel (on le traverse deux fois) et une assez longue partie le long des rives de l’Amstel. On passe aussi par le Rijkmuseum.

http://www.tcsamsterdammarathon.nl/fr/route-tcs-amsterdam-marathon/

Ce n’est pas loin de notre petit chez nous

Il faut compter +/- 2h depuis Bruxelles. On a donc le choix entre partir aux aurores de chez soi ou loger à l’hôtel. J’ai personnellement choisi la seconde option, moins stressante. Je m’y suis prise un peu tard et donc j’ai payé un peu cher (+/- 300 euros) …J’ai opté pour l’hôtel Wyndham Apollo, situé à 20 min à pied du départ.

http://www.wyndham.com/hotels/netherlands/amsterdam/wyndham-apollo-hotel-amsterdam/hotel-overview

Mais le prix en valait la chandelle. Le personnel est charmant et les chambres ultra confortables. Seul petit regret : ne pas avoir pu pleinement profiter du somptueux petit déjeuner. Forcée d’être raisonnable, je me suis contentée de 2 petits pains au filet de poulet. J’ai admiré mon homme s’empiffrer avec envie… Il a renoncé à son dossard, trop de boulot, pas assez d’entraînement. Je suis persuadée qu’il serait arrivé au bout, mais dans quelles souffrances ? Il me rejoindra au km 26, un vrai cadeau.

Grosse grosse cerise sur le gâteau : après la course, comme nous avions dû rendre notre chambre le matin, ils nous ont proposé une chambre à prêter, gratuitement, pour nous changer. Quel service ! Nous avons pu profiter d’une suite avec une énoooooorme baignoire (je pense qu’elle devait nous paraitre encore plus grande que ce qu’elle n’était vu les circonstances, mais bon !)

L’organisation est nickel

Zéro défaut, rien à redire. J’avais déjà fait le semi de La Haye, et j’ai ensuite fait le marathon de Rotterdam et, il faut l’avouer, nos voisins sont très forts point de vue organisation.

Avant la course, au plus tard début octobre on reçoit un courrier dans notre boîte aux lettres contenant les dernières infos utiles, le document pour récupérer notre dossard et le plan général de l’évènement. Ce dernier est très clair, on ne s’est pas perdus et on a directement pu trouver le marathon expo samedi après-midi après un petit passage par notre hôtel.

Nous avons pu récupérer nos dossards très facilement et très rapidement. Seul petit bémol qui n’en est pas forcément un : le marathon expo est grand et il est obligatoire de le traverser. Pas question de récupérer son dossard et de s’échapper vite fait ! On doit passer par tous les exposants. Moi, ça ne m’a pas plus gêné que cela… Monsieur, par contre, comme il est fâché par les boutiques en général, ça l’a gonflé. Bref, si vous êtes accro du shopping, vous y trouverez votre compte, sinon, il vous reste à faire votre petit échauffement pré marathon en marchant très vite ! Sans traîner, on a mis 20 minutes pour sortir. On peut récupérer son dossard le vendredi, le samedi et le dimanche jusqu’une demi-heure avant la course.

Le prix

70€ d’inscription, idem que pour le marathon de Bruxelles. Un dossard qui vous coûtera donc la moitié de celui de Berlin et le septième de celui de New-York. Mais ce n’est pas un major, me direz-vous ! Pas grave, il y aura moins de participants, plus d’espace pour respirer et sa popularité n’a pas de quoi rougir…Le prix comprend le bib et un tee-shirt Mizuno.

L’ambiance

16.000 participants et une ambiance du tonnerre ! Les encouragements ne manquent pas : le public est très présent tout le long du parcours qui, en plus, est ponctué par de nombreux groupes de musiciens. Groupes de rock, DJ’s, disco sur l’Amstel…on ne s’ennuie pas pendant 42km.

Les participants sont appelés les « superheroes ». Partout dans la ville et surtout le long du parcours des panneaux nous mettent à l’honneur « You’re all superheroes ». Ça peut paraître un peu nombriliste, mais ça fait du bien !

Et puis, comme on a notre prénom inscrit sur notre dossard, une fois la masse de marathoniens distillée, on reçoit des encouragements perso. De nouveau un peu narcissique mais bien sympathique !

Le départ et l’arrivée dans le stade olympique

http://www.tcsamsterdammarathon.nl/fr/introduction/

Le départ se fait par vagues dans le stade olympique en fonction du temps présumé que vous avez indiqué lors de votre inscription. Seuls les participants peuvent entrer dans le stade à ce moment-là. Leurs supporters pourront les y attendre après, pour acclamer leur arrivée ! Il faut entrer dans le stade une demi-heure à l’avance et attendre dans son box. Chaque box est pourvu de toilettes portatives en suffisance (attention, il y a tout de même beaucoup de file).

L’ambiance est top, les participants sont détendus (enfin, ils le paraissent !). Tout le monde se parle, dans un français-anglais-néerlandais improbable.

Tant mieux, parce que là, moi, je commence vraiment à stresser. Je me raisonne en me disant que maintenant c’est fait, plus question de reculer…heureusement, je ne suis pas seule, mon cousin et sa femme sont dans le même box. Elle sera un peu plus rapide que moi, lui un peu plus lent. Je serai donc bien encadrée !

L’arrivée dans le stade olympique, face à la tribune d’honneur…le must ! Un des moments les plus émouvants de ma vie ! Pour que vous compreniez mieux, lisez la suite :

Pour moi, ce fut une super expérience

Les premiers km se passent sans encombre, je pars même un petit peu trop rapidement, en dessous des 5 min au km. J’ai trois objectifs progressifs : 1) terminer 2) courir à une moyenne de 10 km/h minimum 3) terminer sous les 4h. Donc, je me calme, il faut qu’il me reste du jus et je redoute très fort le mur (je l’ai méchamment frappé lors d’un de mes entraînements de 30 km).

Entre le km 13 et le 25, je me sens un peu seule le long de l’Amstel. Longer le canal est très joli mais me paraît une éternité. Une douleur à ma cheville droite apparait. Je deviens parano et je ralentis fortement. J’avais prévu de ne pas dépasser les 5 min 15 au km avant le semi et je descends déjà à 5 min 20. Je vois mon objectif 3 s’éloigner un peu…Passé le portique du semi, des participants commencent à marcher, d’autres à fortement ralentir. Je continue à mon rythme. Objectif, rejoindre mon homme dans 5 km.

Km 26, coïncidence : mon livre audio (oui, je m’étais dit que 4h, c’était long, donc autant terminer mon bouquin !) se termine juste au moment où j’aperçois le ravitaillement. Monsieur m’attend. Je ne sais pas le louper, il est très grand et habillé en jaune vif. Quelle bouffée d’oxygène ! Je ne sens plus ma cheville mais je commence à fatiguer sérieusement. Il surveille attentivement mon tempo. « Allez, un peu plus vite, tu vas y arriver à l’objectif 3 ». Il fait de son mieux, mais j’ai tout de même 30 bornes dans les jambes. Et c’est là, qu’en fait, la course commence réellement, on entre dans l’inconnu. 30 km, on sait qu’on sait le faire, qu’on l’a déjà fait. Mais il en reste 12… On sectionne pour y arriver mentalement : bon, on va jusqu’au 35 puis on avise (on avise quoi, on ne sait pas, mais c’est pas grave !). Mes réserves d’eau sont presque vides. J’arrive juste à prononcer le mot « boire » comme si j’étais à l’article de la mort et mon chevalier servant me tend sa gourde. Trop romantique !

Km 35, j’approche les 6 min au km mais je suis toujours en dessous. Mon homme me coache mentalement. Car là, j’avance au mental. Au marathon expo on avait reçu un folder contenant des conseils : il les applique et me répète : « tu es légère, tu es une gazelle… » moi je pense « je suis un pachyderme, mes jambes sont des blocs de béton ». Mais ça a le mérite de me faire sourire et de garder le moral ! Il y a de plus en plus de marcheurs et d’abandon, mais ça ne me donnera pas envie. Je m’étais promis de ne jamais marcher…je m’accroche. Parfois au bras de Monsieur, pour quelques secondes, pour maintenir le rythme.

Km 39, retour dans le Vondelpark. Là, je deviens euphorique, je sens que je vais terminer, même à cloche-pied s’il le faut ! Sortie du parc au km 40, j’entraperçois la « victoire ». Au km 41, j’arrive à dire « je crois que je vais le terminer ce marathon » ! Réponse à ma gauche « bien sûr que oui » !

Km 42, entrée dans le stade olympique. Super impressionnant ! Là, des panneaux indiquent 200m, 100m, 50m et…

FINISH !

Je passe sous l’arche, j’éteins ma Garmin…3h53 ! Objectif 3 réussi !

PS : J’en suis encore toute émue.

Bizarrement, j’ai une pêche d’enfer ! Mon homme a l’air aussi content que moi, ça fait plaisir à voir. Mes premiers mots sonnent comme une dédicace à notre compatriote Stromae « où est mon papa ?» Je sais qu’il est dans les gradins. 5 X marathoniens, c’est mon plus grand supporter, sur toutes mes courses !

Parce que, j’oubliais de vous dire mais vous arrivez dans le stade encouragé par le public perché dans les gradins. Quand on regarde les vidéos de l’arrivée, on dirait que tout le monde a gagné ! Et c’est ça qui est beau, c’est une victoire à la fois pour et contre soi-même !

Une semaine plus tard, les courbatures passées, je me suis inscrite au marathon de Rotterdam qui se déroulait en avril. Car pour comparer ça à autre chose mesdames, on oublie vite la douleur, ne restent que les bons souvenirs…

http://www.tcsamsterdammarathon.nl/

http://www.wyndham.com/hotels/netherlands/amsterdam/wyndham-apollo-hotel-amsterdam/hotel-overview