Westworld, LA découverte geek de 2016

Westworld, LA découverte geek de 2016

Certains d’entre vous se diront peut-être « pfffffff encore un article sur Westworld ». Oui mais non parce que je m’apprête justement à vous expliquer pourquoi je n’étais pas du tout intéressée par cette série, et comment elle est devenue ma nouvelle obsession, tout cela en essayant de ne pas vous spoiler. Vaste programme.

Pourquoi je n’étais pas intéressée

Westworld fait partie de ces séries qui excitent à fond la petite planète des critiques professionnels et amateurs. Annoncée depuis plusieurs années, sans cesse reportée, la température avait eu le temps de monter. De plus, il faut avouer que ces mêmes critiques attendent impatiemment le nouveau hit de HBO, qui n’a plus rien produit de transcendant depuis Games of Thrones.
Et moi, les séries mortes-nées, réanimées, recongelées et réchauffées, en général, je fuis. De plus, je ne m’entends pas très bien avec HBO : je trouve les séries de cette chaîne plutôt lentes dans leur déroulement (j’ai la capacité de concentration d’une ado de 16 ans, et oui, je me fais chier devant Girls), remplie de scène porno pour rien et ultra violente. Et oui je l’avoue, je n’aime pas Games of Thrones. mais je n’ai pas aimé non plus Silicon Valley, Six Feet Under, j’ai tenu deux épisodes de Leftovers… En gros, quand je lis « la nouvelle série phare de HBO », je prends la direction opposée et je cours, le plus vite que je peux (et ça commence à être rapide).
Après, comme mes fils Twitter et Facebook sont remplis de critiques de séries, je n’ai pu échapper au pitch. Et là, coup de grâce, j’apprends que cette série parle de robots et de cow-boys. De robots. Et de Cow-boys. Sans rire. A part lever les yeux au ciel et soupirer devant tant d’inepties, que voulez-vous faire?

via GIPHY

Pourquoi j’ai regardé

Malheureusement pour moi, Westworld a deux trois choses pour elle sur le papier, comme son producteur, JJ Abrams, Monsieur Lost et Alias et Star Wars et… En bonne geek, si je n’aime pas les séries HBO, par contre les productions JJ Abrams, c’est autre chose. Sur un scénario de Michael Crichton, monsieur Jurassic Park (et beaucoup d’autres choses encore). Filmé par Jonathan Nolan, oui, le frère de l’autre. Devant la caméra, on retrouve Anthony Hopkins, James Marsden, Ed Harris et Evan Rachel Woods, entre autres. Et là, on se dit que ça a beau être une histoire de cow-boys et de robots (non mais franchement?), on regarderait bien le résultat, par acquis de conscience. Après la diffusion du pilote, les critiques ne tarissaient pas d’éloges. Je n’ai pas voulu creuser le sujet, mais les titres des articles étaient assez éloquents. Donc, un soir où je me sentais d’humeur à tenter de nouvelles expériences, je me suis installée devant le pilote de Westworld, prête à perdre une heure de ma vie, mais à pouvoir dire après « Oui Westworld, j’ai essayé, mais j’ai pas aimé. Tu sais, moi, les séries HBO… »

La claque

Je n’ai pas d’autre terme pour décrire ce que les 68 minutes du pilote m’ont fait. Oui, techniquement, il s’agit de robot et de cow-boy, mais en fait, pas du tout, c’est 100 fois, 1000 fois plus complexe que cela. Evidemment, j’ai bénéficié de l’élément de surprise, vu que je n’avais pas creusé la question, j’ai abordé le pilote avec comme unique info que ça parlait de cow-boy et de robot. Si vous me faites confiance, cessez de lire maintenant, allez voir le pilote, et revenez après.

Vous êtes restés? Attention, voici quelques infos, mais de celles qu’on trouve sur tous les sites, et qui sont dans le pitch de base. Westworld est un parc d’attraction grandeur nature, sur le thème du Western. Les fameux robots sont les hôtes du parc, et sont là pour accomplir tous les phantasmes des invités. Ils peuvent être tués, mais ne peuvent évidemment pas rendre la pareille (selon cette bonne vieille loi de la robotique). Chaque nuit, ils sont remis à zéro. Seulement voilà, dans la dernière mise à jour, certains hôtes montrent un comportement déviant.

Westworld, série la plus geek du moment

Attention, il se peut que dans ma critique il y ait des éléments qui spoilent quelque peu le pilote.

Une série qui se passe dans un jeu de rôle grandeur nature, où on suit les personnages non joueurs, qui obéissent aux lois de la robotiques d’Asimov, comment voulez-vous faire plus geek?  Le pilote en plus joue sur un effet à la Groundhog Day, on recommence sans cesse la journée de Dolores, ce qui est logique, puisque comme dans un jeu vidéo, les scénarios des PNJ (=Personnages non joueur) sont écrits à l’avance et doivent être respectés. Ils s’adaptent en fonction des réactions des invités.

Il y a aussi tout un questionnement sur l’Homme qui se prend pour Dieu d’avoir créé des créatures si semblables à nous, mais qui ne sont que des objets quand même, cela donne quelques scènes qui mettent mal à l’aise, le jeu des acteurs étant tout simplement bluffant (comment fait-on pour s’éteindre comme ça?). J’imagine que pour bien faire, il faudrait déjà revoir les épisodes, je suis certaine qu’ils sont plein de détails qui auront leur importance pour la suite. Il paraît qu’il y aura 5 saisons, pas une de plus, et que les scénaristes savent exactement où ils vont (pas comme dans Lost…)

Comme j’adore la musique, je ne peux m’empêcher de vous dire aussi que je suis amoureuse de la BO, j’espère qu’ils la sortiront en album. Ils reprennent des tubes actuels à la sauce piano mécanique de bar Western. Le jeu consiste à reconnaître la chanson. Et jusqu’ici, rien que du lourd : Queen, Muse…

Bref, WestWorld est mon coup de cœur sériel de la rentrée 2016, et même de 2016. Jetez-y un œil, et donnez-moi vos impressions, sur le blog ou sur le Facebook de Lubiesdesfilles!